Yûna, tu t'es endormie
avant de voir la lumière du jour. Tes yeux n'ont pu voir ta maman et ton papa.
As-tu sentie l'immense amour qu'ils ressentaient pour toi ?
As-tu sentie que tu étais désirée, attendue ?
Mais Dieu en as décidé autrement. Il t'a voulus pour lui seul. Il voulait une âme pure et nous as choisis pour être tes parents.
Ton coeur s'est arrêté de battre ce jeudi 21 août 2008, le jour de ta fête. Nous t'avons pleuré; prié Dieu, espéré qu'un miracle puisse arrivé, en vain.
Le samedi 23 août, tu es née à la maternité à 18h15. Ta maman et moi étions heureux, heureux de te serrer dans nos bras. De voir enfin notre fille, notre premier enfant; mais si triste de te savoir déjà partie.
Ta présence était pourtant si forte dans cette pièce. Il y avait tellement d'amour, c'était comme si tu étais toujours avec nous, présente au plus profond de notre
coeur, de notre âme.
Nous avons pu te dire bonjour Yûna et t'accueillir, nous formions enfin une famille.
Mais le moment de nous quitter était déjà arrivé et la tristesse nous submergeait alors.
Tu as déployé tes ailes et tu t'es envolé rejoindre les anges.
Vole Yûna, vole petit ange, veille sur nous. Permets nous de surmonter ton départ et d'en comprendre la raison.
Notre Amour pour toi restera à jamais intacte.
Une vie Bouleversée
Nous désirions notre enfant ardemment, aussi quand nous avions appris qu'Isabel était enceinte, c'était le bonheur total, nous étions sur un petit nuage.
Nous faisions des projets pour notre couple,notre enfant.
Les semaines passaient, j'étais présent à toutes les échographies, une par mois pour des raisons médicales.
A chaque fois Isabel et moi étions émerveillés par les images que nous voyons, ce petit être en train de grandir dans le ventre d'Isabel, c'était notre enfant; le fruit de notre amour !
Nous fesions attention à l'alimentation d'Isabel, des légumes, des féculents, des fruits, pas de sauce, pas trop de sucre.
Les semaines passaient et arrivé au 5ème mois, je commençais à parler à notre bébé, lui raconter ma journée et demandé comment c'était passé la sienne.
Quand le gynécologue nous a révélé que nous attendions une fille, j'étais fou de joie, bien que je n'avais aucune préférence !
Dès lors, nous recherchions activemment, un prénom pour Notre Fille !
Exit les Raymonde, Brigitte, Rénée, prénoms de grand-mères !
Ce serait Yûna ! Yûna prénom d'originne Bretonne !
Cela convient très bien puisque nous habitons en Bretagne depuis déjà près de 10 ans !
Notre petite Yûna bougeait, remuait dans tous les sens, elle semblait surtout apprécier la musique.
Chaque fois qu'il y avait de la musique quelque part, elle se mettait à bouger; peut-elle était-ce les prémisses d'une danse ?
A l'église (oui, nous sommes croyants), au son de l'orgue et du chant de la chorale, elle se remettait à bouger.
Puis au environ de la 35ème semaine, elle bougeait un peu moins, mais à l'échographies, rien d'anormal, elle fesait bien 45 cm pour environ 2,250 kg.
Le mercredi 20 août, alors que nous regardions une comédie musicale, qui l'a encore stimulée, elle s'est remise à bouger, elle semblait encore danser.Pendant la nuit, la petite Yûna n'a pas
bougée
, alors qu'elle réveillait sa maman toute les nuits.
Le jeudi 21 août, c'était le jour du cours de préparation à l'accouchement où le père pouvait participer !
Yûna ne bouge pas, est-ce normal ?
J'étais là, fébrile, je voulais faire bien, bien écouter pour savoir comment faire le moment venu !
Cours de respiration, cours de massage pour soulager la maman, que de bonnes choses !
A la fin du cours, les autres mamans parties, Isabel et moi avons faire part à la sage-femme de notre inquiétude.
Pour nous rassurer, elle nous propose d'écouter son coeur.
Elle cherche, insiste, Isabel et moi commençons à palir, notre coeur se serre; son appareil doit mal fonctionner s'est sûr..
Elle change d'appareil, mais toujours pas de battements de coeur de notre Yûna..
Elle persiste, insiste, essaie de nous rassurer, mais nous envoie en urgence à la maternité pour faire une échographie.
Le chemin vers la maternité semble interminable, nous prions très fort pour que son coeur batte toujours, pour que le pire ne soit pas arrivé, nous prions et prions encore. Je suis prêt à donner
ma vie pour que le coeur de nore fille batte.
Nous arrivons enfin à la maternité, l'échographie est faite dans les 5 minutes qui suivent notre arrivée.
J'étais déjà présent aux cinq précédentes echo, quand j'ai vu l'écran s'allumer et notre bébé apparaître sur l'écran, mon coeur s'est glacé aussitôt.
J'ai compris tout de suite que nous avions perdu notre fille, je reconnaissais son corps inerte, son coeur qui ne battait plus.
Isabel en pleurs demandait au gynécologue de garde si notre fille était vivante, mais celui-ci, le visage grave et triste nous a regardé et nous a fait un non de la tête, ne pouvant dire une
parole.
Nous voulions croire malgré tout à un miracle, nous voulions donner notre vie pour la vie de notre fille.
J'implorais Dieu de sauver la vie de notre Yûna et de prendre la mienne à sa place, mais en vain.
Tous s'est écroulé autour de nous, le monde en lequel nous croyons n'existe plus.
Irréalité
Après de longues minutes de pleurs, pendant lesquels nous nous serrions dans les bras l'un de l'autre, pendant lesquels nous pensions être dans un cauchemar; voulant à tous prix nous réveiller pour retrouver notre vie d'avant, une vie dans laquelle notre Yûna était encore vivante; le gynécologue éteignit sa machine, il susurra des mots, comme s'il ne voulait pas troubler ce moment d'une immense tristesse. Il nous expliqua que dans les prochains jours, il allait déclencher l'accouchement par voie naturelle. Isabel allait devoir prendre un traitement pour pouvoir provoquer l'accouchement pour samedi. Il nous laissa avec notre immense chagrin, nos pleurs et nos désillusions dans cette salle sombre, dans cette salle si paisible, Une salle qui sembla un court temps ressembler à une chambre d'enfant. Une chambre où un bébé dort et où l'on murmure des mots entre parents soucieux de ne pas réveiller l'enfant qui dort paisiblement. Ce moment sembla si irréel, comme tous les moments qui allait suivre, comme le reste de notre vie.
Une sage-femme entra dans la pièce, nous la reconnaissons, c'est celle qui nous accueillie à notre arrivée. Elle s'asseoit à côté d'Isabel, lui prends la main et lui explique avec une voix douce, le déroulement des prochains jours. Elle prend le temps d'expliquer, de répeter. elle prends Isabel dans ses bras, comme un membre de la famille qui voudrait consoler une personne chère à son coeur.
Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés, mais nous rentrons chez nous avec le traitement à prendre absolument aujourd'hui.
La route de retour semble déserte, comme s'il n'existait plus que nous deux sur terre, comme si nous étions seuls avec nos larmes.
Nous savons que tous va se précipiter à partir de samedi, nous ne savons pas quand Isabel ressortira de la maternité, tous dépendra de l'évolution de l'accouchement, nous avait expliquer la sage-femme; nous décidons alors de commencer les démarches pour la sépulture, car nous voulons absolument que l'on nous rende notre bébé, notre enfant, notre fille !
L'irréalité continue, nous nous présentons aux pompes funèbres, pour leur demander de préparer l'enterrement de notre enfant qui n'est pas encore née, le responsable comprends très vite et nous assure que tous sera fait pour prendre soin de notre fille, dès lors que nous serons prêts. Il nous fait part de son immense tristesse.
Nous avions besoin alors de parler à un amie, quelqu'un de proche, une personne qui a déjà partagé nos joies, comme nos peines. isabel appelle une de nos meilleures amies, toujours là dans ces moments difficiles.
Errance entre deux mondes
Nous nous rendons ensuite à la mairie pour réserver une concession, puis c'est le tour du presbytère où une charmante dame pleine de compassion nous accueille; en larmes nous lui expliquons notre malheur, nous lui demandons si le prêtre pourra célébrer une messe pour notre fille, pour la baptiser et lui dire au revoir.
Nous rentrons chez nous, la soirée, la nuit et le matin ne sera que pleurs.
Un cauchemar, ce n'est qu'un cauchemar ! Nous avons hâtes de nous réveiller et retrouver notre bébé dans le ventre de sa maman, notre fille Yûna bien vivante, notre princesse qui bougera, qui dansera au son de la musique.
Mais, il n'en est rien, le réveil est tout aussi cauchemardesque, notre bébé ne bouge pas et ne bougera jamais plus.
Le lendemain, le vendredi après-midi, nous devons retourner à la maternité pour que Isabel reprenne le traitement. On nous explique à nouveau le déroulement des jours prochains. On nous précise bien que l'Accouchement aura lieu samedi, qu'il faudra être là pour 9h15.
Le retour à la maison est semblable à celui de la veille, peu de monde sur la route, à croire que la région s'est vidée ou que peu de monde ose sortir de chez eux de peur de nous croiser avec notre désespoir.
Nous ne mangeons presque rien, un simple potage est déjà trop, nous avons du mal à l'avaler, nous ne cessons de pleurer, d'implorer Dieu pour qu'il intervienne, pour qu'il fasse un miracle, qu'il nous rende notre fille.
C'est la dernière que nous passerons avec notre bébé, avec Yûna. Nous nous serrons fort, l'un contre l'autre. Nous voulons profiter d'une certaine manière de cette dernière nuit, de ce dernier moment qui nous est donné de sentir notre fille dans le ventre de sa maman.
Délivrance de mes Deux Amours
Le jour commence à pointer son nez, il encore tôt, nous nous levons comme des âmes en peine, dans le silence et dans la peine, je prends mon petit-déjeuner, Isabel doit rester à jeun. Après notre toilette, nous nous habillons. Je vais une dernière fois dans la chambre que nous avions préparés pour Yûna, Une belle petite Chambre au Couleur Parme, une chambre que nous avions préparé avec Amour, une chambre dont nous avions acheté chaque élément ensemble, nous étions d'accord sur tous, les meubles, les couleurs..
Il faut déjà que nous partions, la route est toujours aussi calme, le soleil brille, ce sera une très belle journée.
Nous nous surprenons à penser que c'est notre fille qui nous ce soleil; à défaut de pouvoir réchauffer nos coeurs, elle essaie de réchauffer nos corps.
Nous arrivons à la maternité. Nous sommes accueillient pas l'équipe de sage-femme, elles sont très calmes. Elles installent Isabel dans la salle de travail. Joëlle nous expliquent comment va se passer la journée.
Elle nous apporte un lecteur cd si nous voulons écouter de la musique. Je sors le cd que nous avions préparé pour cet évènement heureux, c'était il y déjà deux semaines, les choses avaient bien changé depuis..
C'était un cd avec des morceaux de jazz, soul et r'nb. Nous avions montré à notre bébé qu'elle était désirée, attendue, que c'était l'Amour qui l'attendait, nous voulions l'accueuillir avec une musique qui ressemblait à tous celà.
Nous parlons beaucoup avec Joëlle, nous lui dision combien nous aimons notre bébé, la cruauté du sort et notre peur savoir que notre bébé pourrait ne pas exister aux yeux de l'administration. Elle essaie de nous rassurer en nous parlant des lois qui changent, que nous pourrions normalement avoir notre fille sur notre Livre de Famille.
L'infirmier anesthésiste arrive, il prépare le matériel. Avec Joëlle, ils murmurent des propos que nous ne pouvons comprendre.
L'infirmer s'absente, Joëlle nous rejoint pour nous dire que selon Hakim, une nouvelle loi est passée hier, une loi qui permettrait à notre d'être reconnue par l'administration et donc de figurer sur le Livret de Famille.
Une joie immense nous envahie, notre fille existera aux yeux des autres !
L'anesthésiste rentre avec Hakim, l'infirmier. Voilà, ils vont faire la péridurale à Isabel, les évènements devraient s'accélerer maintenant, on me demande de sortir.
Quelques minutes plus tard, je rentre dans la salle, Isabel est de nouveau allongée.
Les heures vont maintenant s'écouler, des heures pendant lesquelles Joëlle va continuer à contrôler l'ouverture du col. Il est 17h00, Isabel me propose d'aller me reposer, je ne veux pas la quitter, mais Joëlle me dit qu'Isabel aura besoin de moi plus tard et qu'il est important que j'aille me reposer. Je cède et lui promets de revenir vite.
Je rejoins la chambre réservé pour nous, je m'asseois sur le sol et me mets à pleurer, je voudrais mourrir pour donner la vie à notre fille; une vie pour une vie n'est-ce pas valable ? Que Dieu me prenne et nous rende notre fille vivante !
Je me relève au moment où Joëlle vient me chercher, il est 17h30, Notre fille va naître !
je marche plus vite pour rejoindre la salle de travail. Isabel m'accueille presque souriante, nous allons bientôt voir notre bébé !
Le Gynécologue est arrivé, il va assiter à l'accouchement, mais c'est Joëlle qui reste maître de tout.
Je n'arrête pas de regarder Isabel dans les yeux, comme si j'essayais de prendre une partie de sa douleur; je respire avec elle, je lui serre la main, je veux que nous ne formions plus qu'une seule âme.
Au moment où Joêlle lui demande de pousser, je relève la tête d'Isabel pour l'aider à pousser.
Isabel est courageuse, belle, mais tellement triste, survivrons nous à cette épreuve ?
Isabel pousse, puise dans ces dernières forces, ces dernières ressources, elle est vraiment très courageuse, elle veut libérer notre fille, elle veut les libérer toutes les deux. Notre Yûna est déjà partie, mais il lui faut quitter le ventre de sa maman, comme un papillon quitterait le cocon, c'est un effort surhumain à fournir, un effort que nous les hommes ne connaitront jamais.
Notre Yûna commence à sortir, Joelle voit sa tête, elle a les cheveux chatains, la tête sort tout doucement. Isabel pousse, attentive aux paroles de Joëlle, elle pousse, Yûna sort tout doucement. Isabel pousse à nouveau, elle y met toute son énergie; la tête de notre fille est sortie, encore un peu et elle sera délivrée. Isabel puise dans ses dernières forces qui parviendront à libérer notre Yûna. Voilà notre bébé est arrivée, Isabel a pu la sentir pendant qu'elle poussait, c'était magique pour elle.
Nous ressentions un immense bonheur, notre fille est née, il est 18h15 !
Nous sommes parents !
La Maman me regarde avec tellemment d'Amour dans les Yeux !
C'est à mon tour de travailler, le Papa doit couper le cordon. C'est un geste qui revêt une extrême importance, je dois maintenant libérer notre fille de sa Maman. C'est la dernière fois que Yûna sera physiquement reliée à sa Maman.
Je prends les ciseaux que l'on me tends, je pose délicatement les ciseaux, je prends une profonde inspiration, je coupe le dernier lien physique entre mes deux Amours.
Je retourne auprès d'Isabel et me mets à pleurer.
Nous nous serrons dans les bras de l'autre en pleurs.
Joëlle nous propose de nous retrouver après avoir préparer notre Fille et s'en va emportant notre Yûna enveloppée dans une couverture.
Les minutes qui suivront m'angoisseront, la température d'Isabel monte, elle est à 39.8°c et sa tension descend, elle passe à 7.5, je regarde l'écran de la machine qui vire au rouge avec une alarme, Joëlle et Carole surveille fréquement Isabel, s'assurant que tout se passe bien. J'essaie de rester calme et de veiller sur Isabel qui est maintenant un peu inconsciente. j'apelle tout de même l'équipe qui me rassure sur son état de santé.
Il est presque 20h00 quand nous demandons à voir notre fille. Elle est enveloppée dans une couverture et porte un petit bonnet blanc.
Sur son visage un adorable sourire qui étonne d'ailleur la sage-femme, c'est comme si elle voulait nous séduire, réchauffer nos coeurs, nous dire "ne vous inquiétez pas Maman et Papa, tout va vien désormais, soyez heureux pour moi !"
Nous la touchons, carressons son visage, l'embrassons, la serrons tout contre nous.
Un immense Amour règne dans cette pièce et la maintenant, c'est comme si une superbe lumière nous entourait, inondait la pièce de plénitude.
Il est dit que donnez la vie est la plus belle chose qui puisse arriver, c'est vrai, même si l'on est loin du compte, je dirais que c'est un évènement formidable, merveilleux !
Je suis père et j'ai trouvé ce moment admirable, cette fusion entre le père et la mère, ce moment intense partagé où la mère donne la vie à un petit être est fabuleux !
Dans notre cas, c'était un moment merveilleux, troublant, car à l'immense bonheur de cet évènement, se mêlait une tristesse incommensurable. La joie extrême d'être parent, d'avoir une fille et l'immense tristesse de la savoir déjà partie.
Le Temps Passe
Samedi 8 août 2009, bientôt un an que Yûna nous a quittés. Plein de choses se sont passées depuis. Les préparatifs pour l'enterrement, la cérémonie d'adieu pendant laquelle le Père CARAES à baptisé notre fille, "c'était une cérémonie pleine d'Amour" comme nous l'a dit plusieurs fois les personnes en charge de la paroisse. L'enterrement, un véritable déchirement parce que c'était la dernière fois que nous serions proche de notre Fille. La famille très proche était présente, quelques amis sincères aussi. Les jours, les semaines, les mois qui ont suivis ont été terribles, la volonté d'en finir peut-être, le sentiment étouffant que plus rien ne valait la peine d'être vécu. L'injustice, la colère "pourquoi nous ?" .
Avec le temps, la colère à fait place à de la lassitude, le sentiment de errer dans sa propre vie, de ne plus en être l'acteur. Un autre sentiment venait pointer le bout de son nez.. éffacer de son regard les autres femmes enceintes, effacer de sa vue les bébés que l'on pouvaient croiser dans la rue. Une attitude pour se protéger en quelques sortes.
Il y a eu aussi les propos des proches, qui se voulant rasurant, appaisant nous blessait plus que tout autre chose "c'est pas grave, vous en aures d'autres, vous verrez", "c'est moins grâve que s'il avait vécu un peu plus longtemps", "c'est pas grave, vous n'avez pas eu le temps de vous attacher à lui", "vous verrez, dans quelque temps, vous l'oublierez.."
Pendant les premiers mois, nous allions tous les jours sur la tombe de Yûna, une façon de vivre des moments privilégiés auprès d'elle, comme les parents qui ne se lassent pas de voir leur enfant dormir dans leur berceau.
Puis j'ai repris mon travail à la fin de mon congé de paternité, je ne pouvais plus allez la voir tous les jours, mais Isabel continuait de son côté. Nous sommes rentré en contact avec une ascociation pour nous faire aider, pour avoir une écoute et nous permettre de livrer nos sentiments à une personne qui ne ferait que nous écouter sans nous répondre pas des sottises blessantes. J'ai pu dire ce que je ressentais, la douleur qui était la nôtre, la mienne; cette douleur qui fesait ainsi vaciller notre monde. Isabel allait à cette rencontre tous les quinze jours; moi je ne pouvais m'y rendre qu'une fois par mois. Isabel à tout doucement avancée alors que je me sentais stagner dans mes sentiments, je sentais que ma douleur était la même. la dernière rencontre où j'ai été m'a vraiment emplit de douleur, je me suis aperçu que je ressentais la perte de notre enfant comme une traitrise de la vie, un coup de poignard que Dieu m'aurait asséner dans le dos. J'avais donc encore de la colère ?
Nous avons décidé de déménager quelques mois après; ce qui fut effectif neuf mois plus tard; comme une nouvelle vie pour nous; neuf mois le temps d'une grossesse; y-a-t-il une signification à celà, où est-ce juste une coîncidence ?
Nous pensions que le fait d'aller vivre un peu plus loin nous inciterait à nous faire réagir, un peu comme un bon coup de pied dans le cul qui vous oblige à faire changer les choses qui ne vont pas dans votre vie.
Nous avons ainsi enménager dans une commune plus proche de mon travail tout en restant à 30 km de notre Yûna.